Journal d’Accueil Paysan Occitanie n°36 - Séjour de vacances à la ferme en famille et avec animaux
Journal d’Accueil Paysan Occitanie n°36

Journal d’Accueil Paysan Occitanie n°36


Journal d’Accueil Paysan Occitanie n°36

 

L’actualité déPaysante du réseau d’Accueil Paysan Occitanie !


Retrouvez le journal dans son intégralité sur ce lien ou sur l’aperçu de la première page.

Rappel de l’édito de la FNAP de mars-avril

Nous vous avions alerté lors de notre dernier édito de l’urgence à trouver des fonds pour nous aider à sortir de la crise aiguë et douloureuse que nous traversons. Nous avons tenté mille solutions et émis des dizaines de pistes. Des décisions importantes ont dû être prises en matière de ressources humaines, notamment concernant les modalités de départ de la directrice, ainsi que le solde de ses congés antérieurs. Pour en connaître les détails, nous vous incitons fortement à accéder, dans votre intranet, au relevé de décisions de notre dernier collectif qui s’est déroulé fin mars 2019 à Mont-Saint-Martin (38). Nous avons également décidé, dans cette démarche qui s’avère difficile, chronophage et énergivore pour les responsables du bureau, de nous faire accompagner par un consultant professionnel recommandé par la DIRECCTE 38. Nous savons bien que tout cela aura des conséquences sur l’ensemble de notre réseau, mais, pour autant, nous restons convaincu·es que la force du projet de notre Fédération, son avenir et sa vitalité reposent sur ses adhérent·es. Chacun·e de nous est donc concerné·e par cette situation.

Vous êtes, pour la plupart des adhérent·es actif·ves sur le terrain et nous savons également, parce que nous y sommes impliqué·es aussi, que l’avenir du réseau dans son ensemble prend racine dans cette vitalité locale, départementale et/ou régionale. Que l’agrandissement des territoires et la loi Nôtre a pénalisé, demandé beaucoup d’énergie et de restructuration de certaines associations locales et que cela ne s’est pas fait sans douleur, avec des divisions qui ont atteint parfois le moral de responsables associatifs. Que, pour avoir lancé depuis plus d’un an une réflexion sur la vie associative, nous voyons bien que de nombreuses associations rurales et têtes de réseau sont en souffrance de finances et de personnel. Enfin, nous avons compris depuis fort longtemps que votre, notre motivation à Accueil paysan est un besoin de communication et de visibilité afin de pouvoir remplir nos structures et que par notre lettre d’engagement, nous avons un attachement fort à la défense de notre éthique et ses valeurs d’humanité et de solidarité.

Aussi, sachez qu’il n’y a pas une journée, en collaboration avec l’équipe des salarié·es de Grenoble, où nous ne nous préoccupons pas de relever le défi et sa liste d’imprévus. En plus d’actions lancées en faveur de demandes de subventions auprès d’organismes d’État ou de fondations, d’appels à projets divers, nous vous faisons parvenir  une lettre pour un appel à prêts ou dons (mesure votée en AG de novembre 2018) auquel vous pouvez participer et/ou faire circuler et relayer aussi auprès de vos proches, ami·es d’AP, accueilli·es ou grand public.

Notre mode de gouvernance, notre système économique est amené à évoluer, à être remis à plat et vous serez sollicité·es dans une étape de consultation en vue de décisions à prendre vers une assemblée générale ordinaire ou extraordinaire suivant la réalité et les rebondissements que nous vivons.

Nous ne sommes donc pas seul·es et c’est au nom de tout le collectif national (composé entièrement d’adhérent·es bénévoles à 100%) qu’en plus de tirer la sonnette d’alarme, nous appelons à l’aide, tendons la main en souhaitant une compréhension et de la bienveillance de votre part.

Nous restons joignables et disponibles si certain·es de vous désirent en parler de vive voix.

Le bureau national,

Fabienne Bouguillon, Marie Coutant-Mercier, Pierre-Jean Bartheye et Didier Labouche (coprésident·es)
Françoise Fleutot et Mélanie Lucy (co-secrétaires)

Raymond Penhouët (trésorier) et Véronique Tirlemont (trésorière adjointe)


Nouveaux locaux  

Séparées depuis presque deux années, les associations Accueil Paysan 11/66 – Occitanie, l’ADEAR 11, l’AFOCG 11, la Conf’ 11 & Occitanie, Graine de Paysan, Nature & Progrès 11, SCIC Maison Paysanne 11, Solidarité Paysanne 11, Terre de Liens 11 ont enfin trouvé des locaux pouvant regrouper tout le monde !

Voici notre nouvelle adresse : 10 rue du Général Lapasset – 11 300 Limoux


Accueil social à la ferme

Il y a trois ans, à la suite à des rencontres entre le planning familial de l’Aude et Accueil Paysan 11-66 une convention pour l’accueil de femmes, avec ou sans enfants, au sein du réseau Accueil Paysan a été mise en place.  Le projet s’inscrit dans une logique de séjour court, de deux à quatre nuits. Il s’agit pour ces femmes de pouvoir se mettre à l’abri le temps de trouver une autre solution, de se reposer dans un contexte éprouvant – quand les centres d’accueil ferment, mais aussi de prendre des “vacances” quand elles quittent le domicile avec les enfants. Ce dispositif est financé par la fondation Abbé Pierre et a récemment été étendu au réseau Accueil Paysan Occitanie.

C’est dans ce cadre qu’au mois d’avril, nous avons accueilli pendant quatre jours, au sein de notre microferme et camping du Mouton noir, une jeune femme toulousaine, orientée par une structure de jour qui reçoit des femmes précaires.  Cette jeune femme se retrouvait à la rue, sans possibilité d’hébergement par le 115 : elle avait besoin de faire un break avec son quotidien et la ville. Elle s’est beaucoup plu à la campagne (elle a d’ailleurs trouvé le séjour trop court). Elle a tout de suite été active aussi bien concernant le quotidien de la maison que pour les travaux de la ferme, tout en prenant également le temps du repos. Pour elle, cela a été une grande découverte : elle était très contente de faire des choses inédites : ramasser des œufs, nettoyer le poulailler, caresser les chèvres, planter et… découvrir les conditions de vie des femmes dans le monde, à travers un livre de dessins. Elle a beaucoup aimé également goûter de nouvelles saveurs, notamment le yaourt de brebis du producteur du coin ! Et assister à un concert au café associatif L’Ouverture, dans la commune voisine de Mauvezin.

Élément très positif, elle s’est rendu compte qu’avoir une activité lui faisait du bien et après discussions sur les possibilités qu’elle pouvait avoir en ville, elle est repartie en se disant qu’elle allait se mettre en action, même si le départ n’a pas été facile. Une autre façon de semer des graines !

Laurence


Les Oiseaux de Passage prend son envol !

C’est officiel, la plateforme est en ligne !

Les Oiseaux de Passage (OdP) est une plateforme qui propose une autre manière de voyager. Elle privilégie l’échange et la rencontre entre professionnels et voyageurs. Le tout, sans intrusion publicitaire ni profilage.

Hébergeurs touristiques, collectifs d‘habitants, prestataires de loisirs, producteurs locaux, artistes, parc naturel, sites de visite, etc., Les Oiseaux de Passage est un écosystème de partenaires issus du tourisme, de la culture et de l’économie sociale et solidaire : des passeurs de voyages. Hébergement, activités sportives ou culturelles, bons plans, créations artisanales, etc., le tout, en partenariat avec Accueil Paysan. Devenez dès maintenant membre du réseau pour mettre en avant votre offre très facilement ! Faites découvrir l’âme de votre territoire !

OdP 12

Après le Lot, quelques adhérents d’Accueil Paysan Aveyron et du Gard ont créé leur communauté et leur fiche sur la plateforme des Oiseaux de Passage.

Plus d’info sur : https://lesoiseauxdepassage.coop/


Séjours vacances à la ferme équestre de Vispens

Le GAEC de Vispens est une exploitation agricole biologique en polyculture élevage bovin-viande et ferme équestre. La ferme est située à Saint-Affrique, en Aveyron, en plein cœur du Parc naturel des Grands Causses. Deux paysans, Claire et Vincent, ont repris l’activité en 2018 pour y réaliser leur rêve : préserver la petite paysannerie et accueillir du public afin de découvrir le milieu rural.

Vincent reprend en totalité la gestion du troupeau de vaches Aubrac et la gestion des cultures, tandis que Claire (monitrice d’équitation) développe une ferme équestre qui se veut au plus près de la ruralité, dans le respect d’une complicité entre les humains et les chevaux. Depuis 2018, elle propose des séjours vacances à la ferme pour des enfants de 8 à 17 ans. Ils s’articulent autour des chevaux, de la vie à la ferme, du bien manger avec des repas bio et locaux, mais autour d’un projet d’éducatif de sensibilisation au cycle du vivant.

Un support pédagogique grandeur nature

Claire : « j’ai la chance d’accueillir sur le hameau de Vispens (une SCI d’habitat écologique). J’en profite pour initier les enfants à l’utilisation des toilettes sèches, les phytoépurations, les panneaux solaires, la maison bioclimatique d’Annie, les panneaux solaires pour l’eau chaude, le captage et traitement des eaux de source, etc. ! Ce lieu, reconstruit petit à petit dans le respect de l’environnement, avec le minimum d’impact énergétique, m’offre un support pédagogique grandeur nature extrêmement important. La transition entre un ancien élevage intensif en agriculture conventionnelle et un élevage extensif en agriculture biologique me permet également de comparer les deux modèles. Je m’en sers comme support pour démontrer les différences d’impact écologique. Les enfants issus de milieux urbains découvrent généralement un mode de vie qu’ils ne connaissent pas et repartent avec vision différente.»

Trois séjours

Cette année, la ferme équestre propose trois thèmes de séjours différents pour toucher un public plus large et moins accès sur l’équitation.

– Séjour Équi-Ploof : trois heures le matin avec les chevaux et activités d’eau tous les après-midis (canoé, paddle, piscine extérieure…)

– Séjour Multisport : un sport différent par jour (accrobranche, randonnée équestre, canoé…)

– Séjour Rando-Ploof : pour les cavaliers plus expérimentés (randonnée à cheval au bord du Tarn avec baignade à cheval).

La ferme équestre est axée sur les principes de l’équitation éthologique et développe le Mountain Trail (discipline arrivée en France depuis 2018 qui consiste à effectuer un parcours de plusieurs obstacles naturels). Elle propose également des randonnées à cheval de plusieurs jours en itinérance.

Pour plus d’informations : www.fermeequestredevispens.fr.


Rappel : Pensez à réaliser votre registre d’accessibilité

 Le registre d’accessibilité est obligatoire pour les ERP (gîtes, chambres, etc. de moins de 15 pers. compris !) Il sert à informer le public sur le degré d’accessibilité de l’établissement et de ses prestations. Le parti pris est de faire simple et utile.
Il ne s’agit pas de remplir de nouvelles obligations, mais simplement de mettre à la disposition du public l’ensemble des documents déjà produits par l’établissement et les réponses qui lui ont été apportées.

La délégation ministérielle à l’Accessibilité a créé un guide d’aide à l’élaboration du registre public d’accessibilité, en concertation avec les associations de personnes handicapées et plusieurs fédérations ou syndicats représentant les divers acteurs économiques. Ce guide s’adresse à tous les propriétaires ou exploitants d’établissements recevant du public, en particulier à tous ceux souhaitant élaborer ce registre eux-mêmes.

La fiche de synthèse du registre, en particulier, est accessible à tous. Le document-type est notamment pré-rédigé en FALC (facile à lire et à comprendre), et donc accessible également aux personnes qui souffrent d’un handicap mental ou une déficience intellectuelle. Son format permet d’en faire une affiche délivrant une information simple et utile au public, et pouvant être installée au principal point d’accueil de l’établissement.

 

Le guide contient explications, apports méthodologiques et fournit plusieurs supports pré-remplis qu’il ne reste plus qu’à compléter (en ligne ou à la main sur version imprimée) et à joindre au registre. Les supports sont pragmatiques pour le lecteur et simples à remplir par le gestionnaire.

 

Informations et documents téléchargeables sur  : https://handicap.gouv.fr/actualites/article/registre-d-acessibilite-obligatoire-un-guide-pour-les-erp


Trophées de l’agroécologie, édition 2019-2020

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, avec le soutien du Crédit Agricole, organise les
« Trophées de l’agroécologie ». Cette année, le concours se déroule du 15 avril 2019 au 31 juillet 2020. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 30 juin 2019.

Lien : http://draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr/Trophees-de-l-Agro-Ecologie,3732?fbclid=IwAR1XKyTar65oDwVC-17N16j8IXjygjdMFZUff4WD4OTxmac05reKMp29Ar4


Domaine Pons Gralet : Mes balades vigneronnes…

Jusqu’en octobre 2019 à ESTAGEL (Pyrénées-Orientales)

Rendezvous à 9H30. Départ du cellier pour une petite randonnée à marche tranquille à travers nos vignes et oliviers. Je vous expliquerai : la vigne, les olives, nos choix de culture biologique, ces envoûtants, mais fragiles paysages méditerranéens, l’histoire de cette frontière entre catharisme et catalanité. De retour au cellier, Christian vous accueillera pour une dégustation

N’hésitez pas à nous contacter et à vous inscrire à la balade (gratuit, nombre est limité à 12/15 personnes). Il faut juste penser à réserver. Jusqu’à la veille, vous pouvez nous téléphoner ou bien réserver vos places dès à présent.

Domaine Pons Gralet : https://www.accueil-paysan-occitanie.com/structures/domaine-pons-gralet/

EN JUIN  les samedis : 15, 22, 29 ; EN JUILLET les mercredis 10, 17, 24, 31 et les samedis : 13, 20, 27 ; EN AOÛT : les mercredis 7, 14, 21, 28  et les samedis 3, 10, 17, 24, 31 ; EN SEPTEMBRE  les samedis 7, 14, 21, 28 ; EN OCTOBRE  les samedi  5, 12, 19, 26.


Transmission des fermes agritouristiques

C’est une étape délicate dans la vie d’un paysan.  L’anticipation est l’une des clés de la réussite d’une transmission. Le maintien d’un tissu agricole vivant et le renouvellement des générations font de la transmission des structures un défi majeur pour l’avenir de l’agriculture et plus précisément de l’agritourisme. En effet, passer le flambeau avec une structure pratiquant de l’accueil touristique rend très complexe la transmission, surtout si sa notoriété est forte ou que la situation géographique est optimale (au pied d’un sentier de randonnées reconnu, etc.). Le paysan qui cède doit-il quitter la structure  d’accueil créée au fil de sa vie ? Avait-il pour projet d’y vivre pour rester sur place, éviter le déracinement culturel, et ne transmettre que la partie agricole ? Garde-t-il une partie de l’activité d’accueil accompagnée d’une parcelle de subsistance pour subvenir à ces besoins ? etc. Aucune étude ni diagnostic n’ont été réalisés sur la transmission agritouristique sur le territoire.

Retour sur le démarrage de  notre étude interne

En 2018, nous avons élaboré une enquête en ligne avec plusieurs paysans actuellement en phase de transmission ou ayant transmis. Le questionnaire a été envoyé aux adhérents concernés à l’automne. En reprenant la base de données dont nous disposons, nous n’avons sélectionné que les statuts MSA (actif de plus de 40 ans ou retraité). Sur 184 structures, 104 structures disposent du statut requis.

Sur 104 destinataires en Occitanie, 25 adhérents (24%) ont répondu au formulaire transmission.

60% des répondants sont des Actifs MSA non salariés, 32% sont des retraités de l’agriculture et 8% disposent d’un statut autre.

Dans les actifs MSA, la répartition des profils est la suivante : 71% d’agriculteurs à titre principal (ATP), 14% de cotisants solidaires, 7% de conjoints collaborateurs et 7% de salariés agricoles.

Enfin, la forme juridique à titre « individuelle » (55%) est la plus retrouvée, ce qui laisse penser que les répondants disposent majoritairement de petites structures.

À partir de l’échantillon :

  • L’âge moyen des répondants est de 58 ans,
  • L’âge moyen de l’installation agricole est de 37 ans,
  • L’âge moyen du démarrage de l’activité d’accueil est de 44 ans.

Concernant les modes de commercialisation, les répondants fonctionnent en « vente directe » à 87% et sont principalement certifiés Agriculture biologique (56%) ou en extensif sans label (30%).

Concernant les raisons de la transmission de l’outil de travail, plusieurs tendances ressortent :

  • 53% prennent leur retraite sans préciser une volonté de rester sur le lieu d’activité,
  • 23% ont le désir d’installer une nouvelle famille afin de poursuivre la vie sur le territoire rural,
  • 15% arrêtent pour des raisons de santé et souhaitent se rapprocher des services de proximité,
  • 8% arrêtent, car l’âge avançant, le travail à la ferme est trop difficile.

Lorsque les adhérents se sont renseignés ou se sont fait accompagner pour transmettre, ils sont 45% à s’être rapprochés des ADEAR, 18% auprès de la Safer ou de la Chambre d’Agriculture, 10% auprès de Terre de Liens ou du CER. Cependant, 75% estiment avoir manqué d’information soit :

  • auprès de la MSA (25%),
  • manqué de formation et de pratique (25%),
  • d’accompagnement à la recherche de candidat (12,5%),
  • la nécessité d’avoir un médiateur (12,5%).
  • Autres-NsP

En 2018-2019, 41% des répondants sont sur la phase « Amont » de la transmission : recherche d’information, participation à des formations… 30% sont en démarche active pour transmettre leur structure et 29% sont dans la phase « aval » avec la réussite ou l’échec à transmettre leur outil.

Concernant les projets les plus aboutis dans la phase de transmission, 64% des répondants ont réussi à transmettre (dont 67% de reprise par les enfants) et 36% n’ont pas réussi à transmettre faute de candidat ou, celui-ci n’a pas voulu donner suite malgré une période test, généralement sous la forme de CEFI (Contrat Emploi Formation Installation). D’ailleurs, dans les freins identifiés à la reprise d’une structure (agricole + accueil), ils sont liés pour 46% à des problèmes de financement pour l’achat du foncier et de l’outil. 31% mettent en avant le frein humain (relation générationnelle ainsi que des pratiques agricoles et de vie). 15% indiquent que la structure est un frein en elle-même, car il y a trop de bâti, la structure est trop grande pour une famille qui souhaite s’installer. Enfin 8% évoquent l’obligation de conserver la partie accueil, car la retraite agricole est trop petite, ne permettant pas de vivre à l’extérieur.

La transmissibilité

Afin que l’outil de production et d’accueil soit transmissibles, 56% des enquêtés ont investi pour améliorer le site. D’autres se disent être en fermage, donc l’investissement n’est pas d’une nécessité absolue, puis d’autres ayant beaucoup investi pour rendre leur outil performant, sont en difficulté pour trouver des repreneurs, car le coût de reprise est très élevé.

Ensuite, en prenant l’angle de la transmissibilité,  au regard de la technique de production et de l’accueil, 80% des répondants estiment que leur système est bon, fonctionnel et que cette transmission est possible, portefeuille client compris (77%), avec la possibilité de le développer.

Malgré tout, 64% indiquent qu’il sera nécessaire de développer davantage (améliorer-rénover) la structure afin que l’offre coïncide avec les demandes touristiques.

 

L’agritourisme

Dans l’échantillon, les principaux types d’accueil proposés sont :

22% de l’hébergement en gîte,

13% de camping,

13% de visites de ferme,

12% de l’hébergement en chambre d’hôtes et table d’hôtes.

 

Accueillir du public = connectivité ?

Internet est un outil incontournable pour le tourisme à la ferme. 63% des structures indiquent s’être adaptées aux nouvelles techniques de communication pour répondre aux évolutions sociétales et donc au marché de la demande : réactivité des demandes en ligne, mails grâce à l’achat d’un smartphone, proposition de réservation en ligne, site internet, proposition du Wifi dans la location…

La diversification agricole est un élément de plus en plus indispensable et incontournable pour diversifier les revenus et compléter les aléas du volet production agricole. En effet, 74% estiment indispensable d’avoir une activité d’accueil, car la production seule ne permet pas ou pas suffisamment de vivre.

En matière de pérennité des fermes, 61% indiquent que leur structure n’est pas viable sans l’accueil. De plus, avec une vision à moyen ou long terme, les enquêtés sont optimistes à 78% quant à l’avenir de l’agritourisme, malgré la pression et la concurrence forte des offres touristiques dans tous les domaines.

Cependant, proposer de l’accueil à la ferme engendre de nombreuses contraintes, comme la disponibilité à avoir pour les accueillis désireux de partager le quotidien d’un paysan, de transmettre des savoirs et savoir-faire, etc. (38%). Viennent ensuite la mise en place de l’aménagement du site, des accès et des mises aux normes pour l’accueil du public (30%).

L’agritourisme apporte une plus-value importante, car il permet de mettre en avant d’anciens et de beaux bâtiments (qu’ils aient été ou non à vocation agricole), de faire profiter leur public d’un paysage et d’un territoire uniques. De plus, la majorité des visites est faite de belles rencontres avec les accueillis désireux de passer un vrai moment de partage et de convivialité. C’est ce que recherche également le paysan pour créer du lien social. D’ailleurs, la transmission « matérielle », « immatérielle »  de type échange et savoir-faire fait écho à 100% des répondants. D’ailleurs, pour les 67% de paysans retraités répondant, 50% continuent l’accueil pour le volet social et financier. D’autres poursuivent l’activité pour maintenir le lieu en l’état et/ou en attendant un repreneur. En posant cette même question et en retirant l’aspect économique, 60% ont le désir de partager leurs expériences, créer du lien social.

Bilan 

L’équilibre entre le volet agricole et l’accueil est très fragile, surtout au moment de la transmission, car cette notion n’a pas la même définition selon les paysans. On peut transmettre l’intégralité de sa ferme, accueil compris, comme on peut conserver le volet accueil, soit pour des raisons de nécessité économique, sociale ou autre. Ce choix aura des conséquences directes dans la reprise agricole. En effet, le repreneur aura l’obligation d’améliorer/modifier son système de production afin de pallier le manque financier apporté par l’accueil. De ce fait, un paysage agricole et environnemental peut complètement être remodelé sur un territoire, tout comme entraîner un déracinement culturel de ces zones.

De même, le facteur humain est très important, car lorsque une vie de travail s’est faite sur un territoire, et que vous transmettez votre bien, certains décident de quitter la ferme pour s’installer, le plus souvent, proche des services de proximité ou bien de rester sur le site de production pour ne pas vivre de « déracinement socio-culturel ». Cependant le facteur limitant est le bâti. En effet, si la structure dispose de bâti suffisants pour accueillir une nouvelle famille, la reprise agricole peut se faire dans de « bonnes » conditions. Mais on constate également que le cédant pratiquant de l’agritourisme (à titre d’exemple : production + accueil avec un gîte) laisse sa maison d’habitation aux repreneurs et se reloge dans le gîte (ou inversement). Dans ce type de situation, la nécessité de réévaluer son projet d’installation agricole est primordiale comme évoqué ci-dessus. De même, pour le volet accueil, si des changements en production ont eu lieu, le besoin de développer de l’accueil à la ferme peut se faire ressentir. En cas de bâti non disponible : donner la possibilité au repreneur de créer un gîte ou bien de développer un camping à la ferme. En effet, les autorisations administratives étant de  plus en plus restrictives, notamment avec l’urbanisme (ex. : un camping), il nous paraît pertinent, d’instaurer un point de vigilance dans la démarche de transmission agricole : inclure dans le parcours «  cédant/installé » cette dimension d’accueil à plus ou moins long terme dans le projet de l’installé, afin qu’il y ait une réelle prise de conscience dans sa situation de demain.

La poursuite de ce travail se fera avec les membres du réseau InPact et les ADEAR pour une éventuelle collaboration en lien avec leur outil diagnostic transmission, qui permet de faire un point complet de la situation avec le futur cédant (outil transmissible ou difficilement, les freins, les points forts de la ferme…).


À vendre

Gîte d’étape/chambres d’hôte de la Bastide

À Camps sur l’Agly, cinq minutes des Gorges de Galamus, situé sur le SENTIER CATHARE, cadre exceptionnel, au pied du pic de Bugarach. Les bâtiments datent du 15e siècle.

Il s’agit d’un ensemble de bâtiments constitué d’une maison d’habitation de 189 m2 et d’un gîte d’étape de 330 m2. Les locaux d’accueil : cinq chambres d’hôte avec sanitaires privés d’un total de vingt et une places, deux dortoirs de quinze places, deux salles à manger dont l’une avec la cuisine de gestion libre, blocs sanitaires, deux autres dortoirs de quatorze places dans le cadre d’une ferme de séjour ; caves, remises et celliers, une petite serre en dur et 3 313 m2 de terrain (jardins, potagers, poulailler). Label Accueil Paysan. Vendu équipé.

Le tout est à la fois une maison d’habitation et une affaire qui fait vivre confortablement une famille.

Le site: https://www.labastide.net/index.php/lang-fr/big-menu-le-gite.html

Page Facebook avec de nombreuses photos: https://www.facebook.com/gitedelabastide/

Prix:  330 000 €

Nous vendons en même temps notre ferme d’élevage bovin allaitant de 100 vaches gasconnes (terres, bâtiments, matériel) : 571 000 €

Actuellement, la ferme et le gîte fonctionnent ensemble et font vivre trois familles. Nous vendons les deux soit ensemble, soit séparément.

Contact: <cb@labastide.net>  04 68 69 87 57 – 06 45 49 17 13


La recette

Sauce blanche à la ciboulette

Pour ceux qui ne savent pas quoi proposer aux véganes et végétaliens, voici une recette toute simple: une sauce froide qui accompagne les salades et légumes crus ou cuits, et qui s’accommode très bien avec tout : concombres, tomates, carottes râpées et toutes les crudités. Elle peut aussi accompagner des légumes cuits : pommes de terre à l’eau, patates douces, brocolis, carottes, haricots, fenouil, navets ou quel que soit le légume que vous avez sous la main.

Préparation d’un grand bol de sauce pour 6 personnes (accompagnement d’un plat de légumes cuits à la vapeur par exemple.

Mélanger dans un grand bol:

400 g de yoghourt nature de soja

1 gros bouquet de ciboulette

3 cuillères à soupe de vinaigre de framboise (

2 cuillères à soupe de sirop d’érable

½ cuillères à café de sel fin (gris de préférence)

¼ cuillères à café de cumin moulu

Voilà une recette maison que nous en mangeons souvent en été avec les légumes du jour.


Pour le fondateur d’Auchan, «tout le monde sera obligé de faire de la permaculture»

Ils ont osé…

Le fondateur du groupe de grande distribution Auchan, Gérard Mulliez, a estimé le 7 mars que «tout le monde sera obligé de faire de la permaculture», dans la mesure où, les consommateurs  commencent connaître l’impact de la malbouffe sur la santé. « Les professeurs ont constaté que les maladies sont la conséquence d’une malbouffe, beaucoup plus que d’autres choses. Aujourd’hui, beaucoup de médecins commencent à comprendre que le meilleur moyen de guérir un cancer, c’est de bien manger », a raconté M. Mulliez, 87 ans, devant quelque 380 dirigeants d’entreprises, lors d’un déjeuner à Marcq-en-Baroeul (Nord). «Comme aujourd’hui, cela commence à se savoir (…) tout le monde sera obligé de faire de la permaculture, comme les ouvriers il y a cinquante ans avec leurs jardins potagers », a-t-il poursuivi. «On va revenir à ça, on ne peut pas faire autrement», a-t-il ajouté. «Aujourd’hui, il faut le savoir : ce que vous mangez de manière habituelle est issu de produits chimiques, posés sur la terre, et non pas issu de la terre.» «Il y a des gens qui vont déposer plainte en disant qu’ils ont attrapé un cancer parce qu’ils ont acheté des produits chimiques», a-t-il prédit, estimant que «les jeunes veulent connaître les conséquences mauvaises, et en éradiquer les causes.

Source : Agra Fil –  8 mars 2019.


L’annuaire Google My Business, pensez-y c’est gratuit !

Faites en sorte que votre profil apparaisse quand les utilisateurs recherchent une structure comme la vôtre au moyen de la recherche Google et sur Maps. Grâce à Google My Business, vous pouvez créer et mettre à jour facilement votre profil d’établissement, de façon à vous démarquer et à attirer des clients potentiels.

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Google Maps en passe de devenir guide touristique n°1 ?

L’application de géolocalisation signée Google va un peu plus loin dans les services qu’elle propose. Sa dernière mise à jour intègre de nouveaux filtres qui catégorisent les points d’intérêts, selon que l’utilisateur cherche un hôtel ou un restaurant… 

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